samedi, août 20 2016

Ton sur ton

Quand il est question d'associer les couleurs au jardin, on pense généralement aux contrastes avec des couleurs complémentaires (orange/violet par exemple) ou des couleurs en opposition (blanc/pourpre) ou alors on imagine des mélanges dans des gammes de teintes proches (blanc/jaune/orange ou bleu/rose/mauve). Mais on pense beaucoup moins souvent à associer des plantes de couleur identique - ou approchant. Pourtant, il est possible de créer des effets subtiles, fort intéressants et qui ne manqueront pas de laisser les visiteurs indifférents en mariant des plantes aux teintes proches. Il faudra cependant veiller à un détail pour que l'effet soit intéressant : choisir des plantes de formes, d'aspects ou de textures différents. Si l'on choisissait des plantes trop identiques (même forme de fleurs, même couleur, même structure), l’œil aurait du mal à analyser ce qu'il voit et l'effet produit par la scène laissée au regard du visiteur sera plutôt une confusion dans l'esprit de ce dernier.

Voici trois exemples pris dans mon jardin pour illustrer cette démarche.

Exemple 1 : Echinops ritro 'Veicht's blue' et Perovskia atriplicifolia 'Blue Spire'

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Ici, les fins épis de la sauge d'Afghanistan (Perovskia atriplicifolia) servent d'écrin aux boules azurées de l'echinops ritro dont la structure sphérique se détache très nettement. Les couleurs des deux plantes sont quasi identiques, mais la structure et les formes des fleurs sont très différentes ce qui permet de les distinguer sans problème.

Exemple 2 : Echinacea purpurea et Persicaria amplexicaulis 'Speciosa'

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Dans ce deuxième exemple, le contraste se situe au niveau de la forme de fleurs : épis de petites fleurs rose carminé pour la renouée (Persicaria) en opposition aux capitules roses des échinacées.

Exemple 3 : Echinacea 'Coconut Lime' et Sesleria autumnalis

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Enfin, pour ce dernier exemple, ce sont les cœurs anisés des échinacées blanches doubles qui sont relevés par les lumineuses feuilles vert clair de la graminée avec ses épis floraux blancs. Dans ce cas précis, les deux types de plantes ont été plantées en damier ce qui fait qu'elles sont imbriquées les unes dans les autres donnant ainsi un aspect sauvage à la plantation. Le choix des plantes et de leur teinte apporte une touche de modernité. Cet aspect moderne sera renforcé par la présence de minéral sombre, comme de l'ardoise et du gravier noir.

On peut bien sûr étendre cette liste d'exemples à l'infini. Il faudra simplement veiller à ce que les périodes de floraison coïncides.

dimanche, mai 1 2016

Culture sous tunnel

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Dernièrement, pour pouvoir cultiver à domicile les hellébores issues de mes croisements, j'ai réalisé une plate-forme avec tunnel d'ombrage. Après avoir décaissé le sol en pente dans le but d'obtenir une surface plane de neuf mètres par un mètre cinquante, j'ai réalisé une bordure en pin autoclave, étendu une bâche de paillage à l'intérieur puis rempli le tout d'une couche de sable de cinq à dix centimètres d'épaisseur ce qui permettra de garder la base des pots au frais.

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Ne restait plus qu'à mettre les arceaux et le voile d'ombrage qui sera positionné pendant les périodes de fortes chaleurs afin de protéger les jeunes plantes du soleil brûlant.

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mercredi, mars 16 2016

Hybridation d'hellébores : premiers résultats

C'est un 2012 que j'ai tenté pour la première fois de croiser des hellébores. La raison qui m'avait poussé à le faire, c'était que je n'arrivais pas à trouver la fameuse 'Jade Tiger' de la série Winter Jewells créée par Marietta O'Byrne à la Northwest Garden Nursery. C'est une hellébore double verte avec une marge rouge-brun sur le bord des tépales. Depuis, j'ai pu me la procurer par le biais d'une pépinière en Hongrie (voir billet du 1er mai 2015) ! Mais qu'importe, j'ai depuis attrapé le virus de l'hybridation des hellébores et je ne compte pas m'arrêter là.

Mes premiers semis (ceux issus des croisements de 2012) avaient été repiqués en godets au printemps 2013. Malheureusement, ne disposant pas de suffisamment d'ombre chez moi, le soleil cuisant de l'été les avait tous grillés. Première expérience, premier échec. Leçon à en tirer : protéger les jeunes plantes du soleil brûlant en été.

C'est au début de l'année 2013 que j'ai réalisé ma 2e série de croisements. Levée des graines l'hiver qui a suivi, repiquage des plantules au printemps 2014. Rempotage en pots de 3 litres en 2015. Premières plantes à fleurir : février 2016, soit 3 ans après la pollinisation et 2 ans après la levée des graines.

Les trois sujets que je vais présenter ici sont des frères de semis. Les deux parents étaient un double vert et un double pourpre. L'idée était d'obtenir un double vert avec les bords pourpres (comme 'Jade Tiger')

Voici tout d'abord les deux parents :

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Le parent portant les graines

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Le parent apportant le pollen

Ci-dessous, le semis 132401, celui qui a été le premier à fleurir au tout début du mois de février :

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Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'objectif visé a été atteint. On a bien ici une hellébore double avec une marge pourpre au bord des tépales. Mais d'un autre côté, elle est bien différente de 'Jade Tiger' : la forme de la fleur et des tépales, la teinte verte ne sont pas semblables au modèle. Elle ne manque cependant pas de charme. Je vais essayer d'apporter des améliorations en la recroisant avec d'autres.

Les deux suivants sont totalement différents. Ils ont davantage hérité de leur 'père' car leur couleur tire du côté rose, rouge, pourpre.

Voici tout d'abord le semis 132402 :

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Il est d'une teinte tirant sur le pourpre, mais lavé d'un peu de vert. En vieillissant, les fleurs prennent une coloration étrange, virant presque sur le bleu ardoise.

Enfin, le semis 132403, qui a fleuri presque un mois après les deux précédents :

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Là aussi, l'influence du parent mâle est plus marquée, mais dans une teinte différente du semis 132402. On est entre le rose et le rouge. Il pourrait être intéressant de le croiser en vue d'obtenir des doubles rouge, ou rose intense.

Voilà pour les premiers résultats. Ils sont modestes, mais les années à venir promettent d'être riches. J'y reviendrai dans un prochain billet.

jeudi, mars 3 2016

Hellébores : semis spontanés

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En attendant de dévoiler ici les premiers résultats de mes hybridations, voici quelques hellébores issus de semis spontanés (c'est-à-dire provenant de graines tombées au sol et issues de fleurs qui ont été naturellement pollinisées par les abeilles). C'est la première année que des sujets spontanés arrivent au stade de la floraison. Il y en a une petite dizaine en tout. Ils sont le fruit du hasard et donc, moins intéressants dans l'ensemble que ceux qui ont des parents choisis et pollinisés à la main, mais parfois, il y a quelques belles surprises.

Ci-dessous, un hellébore simple rose veiné avec le cœur et les nectaires foncés. Il est très semblable à son parent femelle supposé (étant à proximité de ce dernier), si ce n'est une teinte plus prononcée.

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Ensuite, trouvé tout juste à côté du précédent, un hellébore blanc tacheté avec des nectaires vertes. Sans doute le même parent femelle, mais très différent de lui en revanche. Je n'ai aucun hellébore de ce type au jardin (simple blanc) et je ne m'attendais pas à en trouver dans les semis. Cela illustre la grande complexité génétique des hellébores hybrides, car avec des gènes provenant d'environ une vingtaine d'espèces différentes, les semis peuvent donner des choses inattendues.

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Nous continuons avec une autre surprise : un hellébore à cœur d'anémone trouvé en fleur sous une vieille souche d'arbre que j'avais mis en décoration :

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Situé à proximité des helleborus Ace of Spades et de Double Ellen White Spotted, il en est un probable descendant. Il a hérité la couleur et les marbrures d'Ace of Spades et son cœur d'anémone lui vient de son croisement entre un simple et un double.

Voici les deux parents supposés :

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Ace of Spades

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Double Ellen White Spotted

A venir : mes premiers résultats d'hybridation dirigée

vendredi, juin 12 2015

Eremurus : cinq ans après

Lorsque nous avions emménagé l'été 2009 dans notre maison, le terrain tout autour n'était que pré ou terre à nu. J'avais pris soin auparavant de mettre en godet un bon nombre de plantes de notre précédent jardin, déterré les griffes d'érémurus hybrides dont j'avais récupéré quelques graines, etc. Tout ce petit monde attendait patiemment de trouver une place dans leur nouveau jardin.

L'une des première chose que j'ai faite au jardin cette même année a été d'aménager un coin pour semer ces graines d'érémurus. Sur un rectangle de 3m par 1.5m environ j'ai rajouté à la terre un mélange de sable et de gravier le tout cerné par une bordure de pierres. Les graines ont ensuite été semées en lignes, en laissant un espace entre chacune pour que les futures plantes aient la place de se développer sans se gêner. Au printemps suivant, les graines avaient bien levé. Ne restait plus qu'à être patient (au moins quatre ans avant de voir les premières fleurs !) Avec le temps, cette zone de graviers était une aubaine pour les indésirables et elle fût vite envahie par les ronces et autres adventices. J'avoue que j'avais laissé le coin un peu à l'abandon (beaucoup d'autres choses à faire ailleurs) et je dois dire aussi que je ne pensais pas arriver à faire croître ces érémurus jusqu'à la floraison. Beaucoup de ces semis ont d'ailleurs disparu complètement, mais certains réapparaissaient bien chaque année tout en se développant tout doucement. L'année dernière donc, je me suis mis à aménager une bordure entre la terrasse et le gazon (voir le billet du 22 octobre 2014). Exposée plein sud, il lui fallait des plantes adaptées au plein soleil. Je voulais aussi créer une ambiance chaleureuse avec des couleurs lumineuses. Mon choix s'est donc porté sur un mélange de Sesleria autumnalis, d'Echinacea 'Coconut Lime' et d'Eryngium agavifolium. Enfin, j'ai comblé les vides avec les griffes d'érémurus semées presque cinq ans auparavant en me disant que je leur donnait une chance, sans trop y croire. Bien m'en a pris puisque sur la petite quinzaine de sujets plantés, deux ont eu la bonne idée de fleurir ce printemps :

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Le graines provenant d'érémurus hybrides, les couleurs sont variées comme on peut le voir. Le premier est plutôt de teinte rose pâle, ton chair, alors que le second (qui a même produit deux hampes florales !) est d'un jaune lumineux tirant légèrement vers l'orange. J'espère en voir d'autres fleurir l'an prochain, avec pourquoi pas d'autres nuances de couleur. J'ai une seule interrogation : ne risquent-ils pas de souffrir de la concurrence des autres vivaces ? Si c'est le cas, je devrai les déplacer.

En conclusion, cette expérience confirme encore une fois que l'art du jardin demande de la patience et de la persévérance. Je pense retenter le semis d'érémurus et pourquoi pas le semis dirigé, en choisissant les parents. Le chemin est long avant d'obtenir la première floraison, mais cela offre plusieurs avantages :

1. Cela ne coûte rien. On peut obtenir un très grand nombre de sujets pour zéro euro !

2. On obtient des plantes toutes "neuves" et donc plus résistantes que les sélections historiques comme 'Cléopatra' sur le marché depuis je ne sais combien d'années et qui ont immanquablement dû dégénérer un peu.

3. On a la satisfaction d'avoir "créé" sois-même ses plantes dont le matériel génétique est unique.

lundi, juin 1 2015

Iris 'County Cork' et Iris 'Monsoon Moon'

Dans ma recherche d'iris "verts" (soyons clair, il n'en existe pas -encore ?- qu'on pourrait qualifier véritablement de "vert"), deux ont attiré mon attention. Le premier, COUNTY CORK, est une création de Schreiner datant de 2006. Il est d'un coloris doux jaune pâle, avec une légère teinte verdâtre et une zone plus claire devant les barbes jaunes. C'est un iris plaisant, qui pourrait être mis en valeur avec le bleu des Nepetas 'Walker's law' par exemple.

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Iris COUNTY CORK

Le second, MONSOON MOON, est une création de Keppel (2008) dont voici la description : grand iris aux pétales jaune nervurés de vert olive et infusés de pourpre, sépales du même ton avec les épaules abricot cuivré, barbes or, joliment ondulé. C'est un iris plus original, dans le genre de SUSPICION, mais avec le le côté jaune plus dominant.

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Iris MONSOON MOON

On est encore loin du véritable "vert", celui-ci n'étant présent que par petites touches tirant vers le vert olive ou le chartreux, mais cela n'en reste pas moins des iris agréables à regarder, qui changent des classiques bleus, blancs et autres et qui peuvent trouver leur place sans difficulté au jardin.

lundi, mai 25 2015

Zantedeschia 'Green Goddess'

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Mon goût pour les fleurs vertes m'a conduit il y a quelques années à essayer l'arum 'Green Goddess'. C'est un arum d'Ethiopie, le blanc classique que l'on trouve dans de nombreux jardin, sauf que celui-ci se distingue par l'extrémité de ses spathes qui est d'un beau vert soutenu. S'il est plus attrayant (à mes yeux tout du moins) il est en revanche un peu plus capricieux que l'arum blanc commun. Essayé en pleine terre tout d'abord, il a survécu sans problème aux hivers de la Savoie, mais il ne s'est pas épanoui comme je l'aurais souhaité. Il ne m'a gratifié que de deux spathes chaque année, quand il daignait encore fleurir. Je me suis donc résolu à l'essayer en pot. Je l'ai mis dans un joli pot à base carrée, haut de 80 cm environ, sans que celui-ci ne soit percé et sans drainage au fond. Un bon terreau, un peu d'engrais et des arrosages réguliers. Le pot est resté à l'extérieur tout l'hiver, dans un coin abrité sur la terrasse, sans protection particulière. La recette semble être la bonne puisque ce printemps, un douzaine de fleurs blanches et vertes ornent ma terrasse. Comme quoi, il faut persévérer.

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Cette variété peut convenir à tout type d'ambiance : dans un jardin naturel, dans un jardin moderne... il sera parfait dans une ambiance aquatique avec du minéral comme de l'ardoise.

vendredi, mai 1 2015

Hellébores : bilan de cette saison

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Cette saison, j'ai pratiqué moins de croisements que d'habitude (17 au total). Deux ou trois sont déjà en échec puisque les tiges portant les graines ont été victimes de la pourriture du collet. Le pied-mère était pourtant l'hellébore double vert ponctué d'Ashwood, vigoureux jusqu'à présent. J'espère néanmoins l'avoir sauvé en saupoudrant du souffre et du charbon de bois à sa base. Certains se sont montré moins généreux en fleurs qu'à l'accoutumé, comme le double pourpre de Thierry Delabroye, car peut-être planté trop près d'un éleagnus qui s'étoffe bien.

Neuf nouvelles acquisitions :

Chez Peters Alpine : - Helleborus 'Blue Anemone' - Helleborus 'SP Rebecca' - Helleborus torquatus 'Smokey Purple' - Helleborus torquatus 'Pirol JP' - Helleborus torquatus 'Frühlingsglut'

Chez Tünderkertje : - Helleborus WJ 'Jade Star' - Helleborus WJ 'Jade Tiger' (x2) - Helleborus WJ 'Onyx Odyssey' (cadeau)

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'Blue Anemone'

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'Jade Tiger'

Vous remarquerez que j'ai enfin pu mettre la main sur 'Jade Star' et 'Jade Tiger', de la série Winter Jewells. Je les ai dénichée chez un producteur en Bulgarie. Les deux Jade Tiger sont différentes : l'une est bordées de pourpre (voir photo), la seconde est ponctuée à l'instar de la double verte de chez Ashwood. Pour ce qui est de Jade Star, c'était la dernière en stock, je n'ai pas pu en prendre plus d'une. Et elle n'était pas en fleurs contrairement aux autres. J'espère les voir l'an prochain.

En attendant, mes hybridations de 2013 poussent tranquillement au Jardin d'Arclusaz où elles sont en pension. Souhaitons que l'année 2016 permettra de voir les premiers résultats... Il faut être patient quand on est jardinier, encore plus lorsqu'on crée de nouvelles plantes !

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lundi, janvier 26 2015

Bientôt le retour de hellébores

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En attendant le retour de mes plantes favorites au jardin et, peut-être, d'en voir fleurir des nouvelles, voici une de mes dernières acquisitions qui provient de chez Alpine-Peters, 'SP Rebecca' :

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mercredi, octobre 22 2014

DES NOUVELLES

IMG_0095.JPG Massif des aulx, fin avril 2014

J'ai depuis quelques temps déserté un peu ce blog, mais cela pour une bonne raison : la naissance de mon petit Soren.

Vous le comprendrez, mon attention s'est donc très peu portée sur le jardin, mais davantage sur mon fils. C'est en même temps une bonne chose puisque cela permet de voir comment les plantes se débrouillent toutes seules et de sélectionner les plus résistantes pour avoir ainsi un jardin qui demande le minimum d'entretien. Par ailleurs, l'été ayant été plutôt pluvieux et avec des températures clémentes, cela m'a bien arrangé : je n'ai dû arroser que deux ou trois fois les rares plantes qui nécessitent un peu d'eau.

Si le jardin a été mis (un peu) entre parenthèse cette année, il y a eu néanmoins quelques évolutions.

La bordure devant la terrasse a été plantée d'un mélange d'Echinacea 'Coconut Lime', de Sesleria autumnalis, d'Eryngium agavifolium ainsi que quelques griffes d'Eremurus x que j'avais semé il y a 5 ans et qui n'ont encore jamais fleuri.

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Ci-dessous, quelques vues des massifs devant la maison en automne.

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IMG_1087.JPG Couleurs automnales du Parrotia persica

Dernièrement, taille de l'if en niwaki (photos avant et après) :

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Il reste encore du travail et quelques années pour qu'il ressemble vraiment à un niwaki.

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